Dans les années 1960, le groupe légendaire des Rolling Stones a commencé à écrire son histoire. Avant que Keith Richards ne devienne une figure centrale, d’autres guitaristes ont joué un rôle essentiel dans la formation de leur identité musicale.
Entre 1962 et 1965, des personnalités comme Brian Jones, Ian Stewart et Dick Taylor ont apporté leur touche unique. Leur passion pour le blues et le rock’n’roll a influencé les premières compositions du groupe.
Cette période marque les débuts des Rolling Stones, durant lesquels chaque musicien a contribué à créer un son distinct. Plongeons dans cette époque fascinante pour découvrir comment ces pionniers ont façonné l’un des plus grands groupes de l’histoire.
Introduction : les origines des Rolling Stones
C’est en 1962 que l’histoire des Rolling Stones a véritablement commencé. Cette année marque la création officielle du groupe, un moment clé dans l’évolution de la musique moderne.
La formation du groupe en 1962
La rencontre entre Mick Jagger et Keith Richards en 1961 à la gare de Dartford a été décisive. Animés par une même passion pour Chuck Berry, ils ont posé les bases de ce qui allait devenir un groupe légendaire.
Brian Jones, figure centrale, a joué un rôle clé dans le recrutement des membres et le choix du nom « Rollin’ Stones ». La première formation comprenait Jones, Jagger, Richards, Ian Stewart, Dick Taylor et Tony Avory.
L’influence du blues et du rock’n’roll
Les premières années du groupe ont été fortement influencées par le blues et le rock’n’roll. Les sessions à l’Ealing Jazz Club et au Crawdaddy Club ont permis aux Rolling Stones de perfectionner leur son.
Leur répertoire s’inspirait des standards de Muddy Waters et de Howlin’ Wolf, deux géants du blues. Ian Stewart, bien qu’exclu plus tard de la formation officielle, a apporté une contribution majeure au piano.
« Le blues est la racine de tout ce que nous faisons. Sans lui, les Rolling Stones n’existeraient pas. »
| Année | Événement |
|---|---|
| 1961 | Rencontre entre Jagger et Richards |
| 1962 | Création officielle du groupe |
| 1962-1963 | Concerts à l’Ealing Jazz Club |
Brian Jones : le fondateur et premier leader
Brian Jones, pionnier de la guitare, a insufflé une énergie unique aux Rolling Stones. Son charisme et sa vision ont été déterminants dans les premières années du groupe.
Son rôle dans la création du groupe
En 1962, Brian Jones a été l’un des principaux artisans de la formation des Rolling Stones. Il a recruté les membres et choisi le nom du groupe, s’inspirant d’une chanson de Muddy Waters. Son rôle de meneur à leurs débuts a permis de poser les bases d’une légende musicale.
Son style de guitare et ses influences
Brian Jones était un innovateur. Il a exploré des techniques comme le jeu en slide à la guitare sur « I Wanna Be Your Man » en 1963. Ses influences, notamment le blues et les sonorités ethniques, ont enrichi le son du groupe.
Ses contributions aux premiers albums
Sur l’album « Aftermath » (1966), Brian Jones a joué de multiples instruments, dont le sitar et le marimba. Il a également créé le riff emblématique de « Paint It Black », un classique du rock. Ses innovations ont marqué les débuts des Rolling Stones.
« Brian Jones était un génie musical. Sans lui, les Rolling Stones n’auraient pas eu ce son unique. »
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Ian Stewart : le pianiste et guitariste de session
Au cœur des débuts des Rolling Stones, Ian Stewart a joué un rôle essentiel, bien que souvent méconnu. Ce pianiste talentueux a contribué à façonner le son du groupe dès ses premières années.
Son importance dans les débuts du groupe
Ian Stewart a été un pilier des enregistrements en studio, participant à 118 titres. Son style inspiré du blues et du boogie-woogie a apporté une structure rythmique solide aux premières compositions. Il a également joué un rôle clé lors des prestations sur scène, donnant au groupe une base musicale solide.
Pourquoi il a été écarté de la formation officielle
Malgré son talent, Ian Stewart a été exclu de la formation officielle en 1963. Le manager Andrew Loog Oldham jugeait son image trop « banlieusarde » pour correspondre à l’identité du groupe. Cependant, Stewart est resté un collaborateur précieux, travaillant comme road manager et pianiste de tournée.
Son influence se ressent sur des classiques comme « Brown Sugar » et « Let It Bleed ». En 1989, il a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame, une reconnaissance posthume de son immense contribution. Comme l’a dit Keith Richards :
« Stu était notre colonne vertébrale musicale. »
Dick Taylor : le bassiste devenu guitariste
Dick Taylor a marqué les débuts des Rolling Stones par une contribution musicale unique. Membre fondateur en 1962, il a joué un rôle clé dans la formation du groupe. Avant de créer The Pretty Things, il a participé aux premiers concerts au Marquee Club, posant les bases d’une légende.

Son passage dans les Rolling Stones
Initialement bassiste, Dick Taylor est rapidement passé à la guitare solo lors des répétitions. Son style, influencé par le R&B, a guidé le choix des reprises au programme des premiers concerts. Comparé à Brian Jones, il apportait une approche plus structurée, enrichissant le son du groupe.
Son départ et son impact sur le groupe
En 1962, Dick Taylor a quitté les Rolling Stones pour des raisons artistiques et financières. Ce départ a indirectement influencé le groupe, car il a ensuite fondé The Pretty Things, un autre pilier du rock britannique. Son héritage reste palpable dans les premières années des Rolling Stones, notamment sur leur premier album.
« Dick Taylor a apporté une énergie unique. Son départ a été un tournant, mais son influence perdure. »
Les premières années : la quête d’une identité musicale
Entre 1963 et 1964, les Rolling Stones ont marqué l’histoire de la musique par leur énergie débordante. Ces deux années ont été cruciales pour le groupe, qui a donné 186 concerts, affirmant sa présence sur la scène britannique.
Leur reprise de « Not Fade Away » de Buddy Holly a été un single révolutionnaire. Ce titre a marqué un tournant, montrant leur capacité à transformer des classiques en œuvres uniques.
Les premières prestations en concert
Les programmes des concerts de 1963 mêlaient des influences variées, notamment celles de Bo Diddley et de Jimmy Reed. Ces prestations ont permis au groupe d’explorer différents styles, passant progressivement du blues pur au rock garage.
Le Crawdaddy Club a joué un rôle clé dans cette évolution. Les résidences régulières ont offert aux musiciens un espace pour expérimenter et affiner leur son sur scène.
L’évolution du son du groupe
La comparaison entre les versions de « Route 66 » enregistrées en studio et en concert révèle une transformation audacieuse. Les interprétations en concert étaient plus énergiques, reflétant leur évolution artistique.
En 1964, les premières compositions originales ont émergé, marquant une nouvelle étape. Ces titres ont posé les bases de leur identité musicale, un mélange unique de blues, de rock et d’énergie brute.
L’influence de Chuck Berry et de Muddy Waters
L’empreinte de Chuck Berry et de Muddy Waters sur les Rolling Stones est indéniable. Ces deux géants du blues et du rock’n’roll ont façonné leur son dès les débuts. Leur musique a inspiré des techniques, des riffs et une approche narrative qui ont marqué l’histoire du groupe.
Comment ces artistes ont façonné leur musique
Les Rolling Stones ont puisé dans l’héritage de Chuck Berry pour créer des riffs énergiques. Des titres comme « Come On » et « Carol » reprennent son style unique, mêlant rapidité et précision. Ces morceaux ont permis au groupe de se démarquer sur la scène britannique.
De son côté, Muddy Waters a apporté une dimension plus profonde. Sa technique de jeu en slide à la guitare sur « I Can’t Be Satisfied » a influencé Brian Jones, qui l’a intégrée au répertoire du groupe. L’art du récit de Waters a également inspiré l’écriture de Mick Jagger et de Keith Richards.
Les reprises emblématiques des débuts
Entre 1963 et 1967, les Rolling Stones ont enregistré 14 reprises de Chuck Berry. Ces morceaux, comme « Roll Over Beethoven », ont permis au groupe de s’approprier un son unique. Leur version de « I Just Want to Make Love to You » de Muddy Waters est également devenue un classique.
Ces reprises ne se contentaient pas de copier les originaux. Elles apportaient une touche personnelle, mêlant énergie brute et finesse technique. Cette approche a posé les bases de leur succès.
| Artiste | Titre repris | Année |
|---|---|---|
| Chuck Berry | Come On | 1963 |
| Muddy Waters | I Just Want to Make Love to You | 1964 |
| Chuck Berry | Carol | 1964 |
L’héritage de ces deux artistes perdure dans les albums parus après 1969. Leur influence se ressent dans des morceaux comme « Brown Sugar » et « Start Me Up ». Les Rolling Stones ont su transformer cette inspiration en une identité musicale unique.
Le premier album : The Rolling Stones (1964)
En 1964, les Rolling Stones ont marqué un tournant avec leur premier album. Enregistré en seulement cinq jours aux Regent Sound Studios, ce disque a capté l’énergie brute et l’authenticité du groupe. Sur les 12 chansons, 7 étaient des reprises, reflétant leur amour pour le blues et le rock’n’roll.
Les enregistrements et les titres clés
Le mixage brut de l’album a été un choix délibéré pour reproduire l’énergie des concerts. Parmi les chansons marquantes, « Tell Me » se distingue comme la première composition originale du duo Jagger/Richards. Ce titre a ouvert la voie au développement de leur créativité.
- Analyse technique du mixage : un choix privilégiant l’énergie du concert.
- Gros plan sur « Tell Me » : première composition originale.
La réception critique et publique
La presse a réagi de manière contrastée à ce premier album. Certains critiques ont trouvé le son « trop brut », tandis que d’autres ont salué son authenticité. Malgré ces avis partagés, l’album a atteint la première place du UK Albums Chart, un succès incontestable.
« Leur premier album a marqué l’explosion du British Blues Boom. »
Ce disque a non seulement imposé les Rolling Stones comme une force musicale, mais il a aussi influencé une génération de musiciens. Leur approche audacieuse a redéfini les attentes du public et ouvert la voie à leur ascension légendaire.
La transition vers Keith Richards
Au milieu des années 1960, une transition majeure s’opère au sein des Rolling Stones. Keith Richards, initialement second guitariste, commence à s’imposer comme une figure centrale. Cette évolution marque un tournant dans l’histoire du groupe.

L’émergence de Keith comme guitariste principal
En 1964, la première composition créditée à Jagger/Richards, « That Girl Belongs to Yesterday », révèle leur potentiel créatif. Keith Richards développe un style unique, caractérisé par des riffs percutants et une approche mélodique. Son travail sur des morceaux comme « Get Off of My Cloud » montre une maîtrise croissante de la guitare.
Le producteur Andrew Loog Oldham joue un rôle clé dans cette ascension. En mettant en avant le duo Jagger/Richards, il contribue à redéfinir la dynamique interne du groupe. Cette stratégie renforce la position de Keith Richards comme pilier musical.
Le déclin de Brian Jones
Parallèlement, Brian Jones traverse une période difficile. Absent de 35 % des sessions en studio en 1967, il est confronté à des problèmes personnels et à une baisse de productivité. Son rôle dans le groupe s’amenuise progressivement.
L’album « Aftermath » (1966) marque un tournant stylistique. Alors que Brian Jones apporte des innovations instrumentales, son influence diminue face à la montée en puissance de Keith Richards. Ce départ progressif affecte la dynamique du groupe.
| Titre | Partie de guitare | Contribution |
|---|---|---|
| Get Off of My Cloud | Riff énergique | Keith Richards |
| Under My Thumb | Sonorités subtiles | Brian Jones |
Cette transition vers Keith Richards a des conséquences profondes. Elle redéfinit l’identité musicale des Rolling Stones et prépare le terrain pour leur succès futur. Comme l’a dit Mick Jagger :
« Keith a apporté une nouvelle énergie. Son talent a transformé le groupe. »
Les contributions de Brian Jones aux albums suivants
Les années 1966 et 1967 ont marqué une période de créativité intense pour Brian Jones. Avec les albums Aftermath et Between the Buttons, il a exploré de nouvelles dimensions musicales, enrichissant le son des Rolling Stones.
Aftermath (1966) et Between the Buttons (1967)
Sur Aftermath, Brian Jones a introduit des instruments inédits comme le sitar sur « Paint It Black ». Cette innovation a donné au rock une touche exotique, captivant les auditeurs. Sur Between the Buttons, il a joué de 11 instruments différents, montrant sa polyvalence.
Ses expérimentations au dulcimer sur « Lady Jane » et les éléments baroques de « Ruby Tuesday » révèlent son génie créatif. Ces albums ont marqué un tournant dans l’histoire de la musique.
Son influence sur le son psychédélique
Brian Jones a été un pionnier du son psychédélique. Sa collaboration avec Nicky Hopkins a permis de créer des arrangements complexes, en exploitant les possibilités techniques des studios jusqu’à leurs limites. Ces innovations ont influencé une génération de musiciens.
Comme l’a dit Mick Jagger :
« Brian était notre laboratoire sonore. Il a transformé notre approche de la musique. »
| Album | Instrument | Contribution |
|---|---|---|
| Aftermath | Sitar | « Paint It Black » |
| Between the Buttons | Dulcimer | « Lady Jane » |
Le départ de Brian Jones en 1969
1969 marque un tournant dramatique dans l’histoire des Rolling Stones. Cette année-là, Brian Jones, membre fondateur et figure emblématique, quitte le groupe dans des circonstances tragiques. Son départ a laissé un vide immense et a profondément influencé la trajectoire du groupe.
Les raisons de son exclusion
Plusieurs facteurs ont conduit au départ de Brian Jones. Ses absences répétées aux répétitions et aux concerts majeurs ont affaibli sa position. Des problèmes judiciaires liés à la drogue et à la violence ont également terni son image. Dans sa dernière interview à la BBC, trois jours avant sa mort, il a exprimé son désir de se concentrer sur de nouveaux projets musicaux.
Le 26 mai 1969, il donne son dernier concert avec les Stones à Londres. Trois semaines plus tard, il est retrouvé mort dans sa piscine. Cet événement a marqué la fin d’une ère pour le groupe.
Son héritage dans le groupe
Malgré son départ, l’héritage de Brian Jones reste indélébile. Le concert donné en son hommage à Hyde Park en 1969, où les Stones ont interprété « I’m Yours And I’m Hers », a célébré son génie musical. Son influence sur le son psychédélique et ses innovations instrumentales continuent d’inspirer les générations suivantes.
Comme l’a dit Mick Jagger :
« Brian était un pionnier. Son esprit créatif a façonné notre identité musicale. »
Son départ a également renforcé l’image de groupe « maudit » associée au groupe, une réputation qui a persisté tout au long de sa carrière. Les années 1960 ont été marquées par son talent et sa vision, des éléments qui restent gravés dans l’histoire des Rolling Stones.
Mick Taylor : le successeur de Brian Jones
Après le départ de Brian Jones, les Rolling Stones ont cherché un nouveau souffle musical. Mick Taylor, jeune prodige de la guitare, a rejoint le groupe en 1969. Son arrivée a marqué un tournant dans leur histoire, apportant une énergie et une technique inédites.
Son arrivée dans le groupe
Mick Taylor a été recruté après une audition impressionnante. Son style blues-rock, influencé par des légendes comme B. B. King, a immédiatement séduit les membres du groupe. Il a apporté une nouvelle dimension à leur son, notamment avec des solos légendaires comme celui de « Sway » en 1971.
Sa polyvalence a permis aux Rolling Stones d’explorer de nouveaux horizons musicaux. Taylor a également contribué aux arrangements de morceaux comme « Moonlight Mile », ajoutant de la richesse mélodique et de la complexité.
Son impact sur les albums des années 1970
Les albums « Sticky Fingers » (1971) et « Exile on Main St. » (1972) ont été marqués par la présence de Mick Taylor. Son jeu de guitare a enrichi des titres comme « Can’t You Hear Me Knocking » et « Tumbling Dice ». Ces albums sont considérés comme des chefs-d’œuvre du rock.
Malgré son talent, Taylor a quitté le groupe en 1974. Les désaccords créatifs et le manque de reconnaissance de ses contributions à la composition ont été les principales raisons de son départ. Son héritage reste cependant indéniable : il a contribué à donner aux Rolling Stones un son « plus léché » dans les années 1970.
| Titre | Contribution de Mick Taylor | Année |
|---|---|---|
| Sway | Solo légendaire | 1971 |
| Moonlight Mile | Arrangements mélodiques | 1971 |
| Can’t You Hear Me Knocking | Improvisation blues-rock | 1971 |
« Mick Taylor a apporté une finesse technique qui a transformé notre son. Il était un musicien exceptionnel. »
L’évolution du rôle de la guitare dans le groupe
La guitare a toujours été au cœur de l’identité des Rolling Stones, et son rôle a évolué au fil des années pour devenir un pilier de leur succès. Dès les débuts, cet instrument a permis au groupe de se démarquer, des techniques de slide de Brian Jones aux riffs puissants de Keith Richards.

De Brian Jones à Keith Richards
Brian Jones, avec son approche innovante, a introduit des techniques comme le jeu en slide à la guitare, notamment sur des morceaux comme « I Wanna Be Your Man ». Son style, influencé par le blues, a donné une couleur unique aux premiers albums. Cependant, avec l’arrivée de Keith Richards, le son du groupe a pris une nouvelle direction.
Richards a adopté l’accordage open G dès 1968, une innovation qui a marqué un tournant. Ses riffs, comme celui de « Jumpin’ Jack Flash », sont devenus emblématiques. Cette transition a permis au groupe d’explorer de nouveaux horizons musicaux, tout en conservant son énergie brute.
L’importance des riffs dans leur succès
Les riffs sont un élément clé du succès des Rolling Stones. 78 % de leurs titres comportent un riff central, ce qui montre leur importance dans la construction des morceaux. Des classiques comme « Start Me Up » et « Brown Sugar » reposent sur des riffs mémorables, qui ont marqué l’histoire du rock.
Comme l’a dit Eric Clapton :
« Les riffs des Stones sont des leçons d’efficacité. Ils captent l’essence du rock avec une simplicité géniale. »
Cette maîtrise des riffs a permis au groupe de se démarquer et de conserver sa pertinence au fil des décennies.
Les premiers succès internationaux
Le milieu des années 1960 a vu les Rolling Stones atteindre les sommets de la scène internationale, marquant leur ascension dans l’histoire de la musique. Leur premier grand succès international, « (I Can’t Get No) Satisfaction », a dominé les classements dans 12 pays en 1965, devenant l’hymne d’une génération.
Ce titre, avec son riff emblématique et ses paroles provocantes, a capté l’esprit rebelle de l’époque. Il a également consolidé la place du groupe sur la scène mondiale, ouvrant la voie à une série de titres mémorables.
(I Can’t Get No) Satisfaction et autres tubes
« (I Can’t Get No) Satisfaction » n’était pas seulement un succès commercial, mais aussi un tournant artistique. Le riff de Keith Richards, enregistré en une seule prise, est devenu l’un des plus reconnaissables de l’histoire du rock. Ce morceau a été suivi par d’autres titres comme « Get Off of My Cloud » et « 19th Nervous Breakdown », qui ont renforcé leur réputation.
Ces chansons, souvent écrites en réponse à la pression médiatique, reflétaient l’énergie brute et l’authenticité du groupe. Elles ont également permis aux Rolling Stones de se démarquer de leurs contemporains, notamment les Beatles.
La conquête des États-Unis
En 1964, les Rolling Stones ont entamé leur première tournée américaine, donnant 34 concerts en seulement 29 jours. Cette tournée a été un succès retentissant, attirant des foules immenses et générant des recettes de 1,2 million de dollars. Leur présence sur la scène américaine a été renforcée par des passages télévisés mémorables, bien que parfois controversés.
Leur répertoire, comprenant des reprises de Sam Cooke et d’Irma Thomas, a permis de séduire un public large et varié. Cette stratégie, combinée à l’image de « mauvais garçons » cultivée par leur manager Andrew Loog Oldham, a contribué à leur ascension rapide.
Pour en savoir plus sur cette période clé, consultez l’histoire des Rolling Stones.
L’héritage des premiers guitaristes
L’héritage des premiers membres des Rolling Stones continue de résonner dans le monde de la musique. Leur contribution a non seulement façonné l’histoire du groupe, mais elle a aussi influencé des générations de musiciens.
Leur influence sur le rock moderne
Les premiers Rolling Stones ont marqué un tournant dans l’histoire du rock. Leur approche innovante et leur passion pour le blues ont inspiré des artistes comme Jack White et The Black Keys. Ces artistes modernes reprennent souvent des éléments stylistiques des années 1960, rendant hommage à leur héritage.
Les rééditions remasterisées de leurs albums parus avant 1970 témoignent de leur impact durable. Ces versions permettent aux nouvelles générations de découvrir leur son brut et authentique.
Leur place dans l’histoire des Rolling Stones
Brian Jones, l’un des guitaristes des débuts des Rolling Stones, a joué un rôle essentiel dans l’évolution du groupe. Comme l’a dit Keith Richards :
« Sans Brian, on serait restés un cover band. »
L’exposition permanente qui leur est consacrée au Rock and Roll Hall of Fame depuis 1995 souligne leur contribution majeure à la musique. Les hommages lors des concerts anniversaires, comme ceux des 50 et 60 ans du groupe, rappellent leur importance.
Pour en savoir plus sur leur influence, consultez l’histoire des premiers guitaristes des Rolling Stones.
Conclusion : l’importance des premiers guitaristes
Les premiers membres ont posé les bases d’un son unique, marquant à jamais l’histoire de la musique. Leur apport technique et stylistique a redéfini le rock, en fusionnant le blues avec une énergie brute. Ces années fondatrices ont permis au groupe de créer une identité musicale inégalée.
Leur influence s’étend bien au-delà de leur époque. Les générations suivantes de musiciens continuent de s’inspirer de leur audace et de leur créativité. Des projets de réédition et des archives inédites témoignent de leur héritage durable.
En somme, ces pionniers ont non seulement façonné un son, mais aussi une vision. Leur contribution reste une pierre angulaire de l’évolution de la musique moderne.

